J’en termine avec le compte-rendu factuel de nos rencontres avec cette dernière note. Je reviendrai de manière thématique ultérieurement sur les leçons que je tire du voyage.

Après le départ du camp de Balata, nous avons quitté définitivement la Cisjordanie. Nous allons vers Abou Ghosh, ville arabe israélienne, dans la banlieue de Jérusalem, pour aller à la rencontre des enfants de l’association « Beit Ham« .

Cette association travaille avec des jeunes Israéliens et Palestiniens (8 à 20 ans), souvent en grande difficulté (drogue, violence, etc). Ces méthodes sont issues du modèle français de prévention spécialisée. Il s’agit d’associer, de manière pluridisciplinaire le travail social et l’intervention auprès de jeunes.

Les jeunes trouvent dans les nombreux centres en Israël un lieu d’échanges, voire une seconde famille avec des adultes attentifs à ses préoccupations : il s’agit aussi d’une action intergénérationnelle.

Nous avons pu échanger un repas convivial avec les jeunes qui avaient participé à un tournoi de foot en France en décembre dernier, à l’initiative de l’UEJF.

Le maire d’Abou Gosh nous a aussi expliqué les difficulté quotidienne d’une ville à majorité arabe, avec de grandes difficultés sociales, notamment pendant la seconde Intifada; et les pressions fortes qui ont été exercées sur lui, encore plus après la mort d’arabes israéliens lors de la répression de manifestations de soutien. Il ne regrette pas de n’avoir pas cédé, démontrant toute sa volonté de continuer le dialogue entre les peuples.

Le lendemain, nous nous sommes rendu à la Knesset (parlement israélien) pour rencontrer (rapidement) 3 députés : Shlomo Molla (Kadima), Haim Amsalem (ex-Shas) et Einat Wilf (Hatsmaout, nouveau parti de Ehoud Barak). Je reviendrais sur ces rencontres un peu plus tard.

Enfin nous sommes partis pour l’aéroport de Tel-Aviv d’où nous avons décollé (non sans quelques difficultés pour accéder à l’avion…), terminant ainsi ce voyage d’étude.